L'Adversaire / The Opponent

 Jérémie Benoliel

Jérémie Benoliel

Vous connaissez certainement toutes ces grandes phrases que l’on peut trouver sur internet : « Votre plus grand adversaire c’est vous même », « battre un homme est difficile mais ce combattre soit même est encore plus dur ! » ou autre «votre plus grande peur c’est vous même ! »….  Bref, tout ça est sensé vous motiver, vous pousser à aller vous entrainer, mais c’est faux !  Je vous le dis, un adversaire que l’on ne peut pas voir à l’œil nu, qui ne prévient même pas qu’il va vous affronter, et surtout, qui ne vous lâche pas une fois sorti de l’entrainement et jusque chez vous,  il est là votre pire opposant !

J’ai contracté une infection au niveau du pied il y a un peu plus d’un an.  Au début, je pensais que c’était une simple irritation, mais cela c’est étendu et est devenu franchement douloureux, à un tel point que certains jours, je ne pouvais même pas marcher. Après un petit tour à l’hôpital (oui c’était vraiment à ce point là) je connaissais finalement le nom de mon adversaire mystérieux, le Staphylocoque. Cet enfoiré m’a tenu éloigné des tapis pendant cinq mois ! C’est long pour une blessure.

Tout ce temps éloigné des entrainements, des sparrings, cinq mois loin de ce dont avez besoin pour vous sentir bien, vous imaginez ?  

Si par hasard, vous ne voyez toujours pas les conséquences d’une telle infection, en voici une liste  non exhaustive.

Premièrement, ce n’est pas beau à voir. C’est dégoutant au point que c’en est embarrassant. Si vous avez besoin d’un descriptif plus imagé, je vous laisse aller chercher sur Google. Essayez une simple recherche par image, juste pour voir.  

Deuxièmement, c’est douloureux, cette s********e peut être vraiment très douloureux. Je le répète, il y avait des jours où je pouvais tout juste poser le pied au sol. Et ça démange… beaucoup et tout le temps.

Troisièmement, le traitement est sérieux et contraignant.  Antibiotiques tous les jours pendant un mois. Pas ce qu’il y a de plus génial pour un mec comme moi qui préfère ingérer le moins de pilule possible.

Quatrièmement, en plus que ce soit douloureux et tout le reste, c’est contagieux !! Donc en plus de rester loin des tatamis et de mes partenaires de bagarre, la dernière chose que je voulais était de le transmettre à ma femme ou mes enfants. Donc à la maison, on fait attention à TOUT. On lave immédiatement les serviettes qu’on utilise, on change les draps tous les jours et je portais de tongs tout le temps, même sous la douche.

Tous ça est une question de respect. Que je prenne le risque d’attraper une infection de la peau en m’entrainant soit, mais ma famille eux, ils n’ont rien demandé.

Donc, rester le plus propre possible et prévenir la contagion éventuelle de mon infection de la peau était le minimum que je devais à ma famille bien évidement, mais aussi à tous mes partenaires d’entrainement.

Alors bien sur, là, je vous parle d’une histoire extrême (mais fréquente), d’un staphylocoque. Mais il existe des tas d’autres petites maladies et infections de la peau que n’importe quel sportif a déjà attrapé ou va rencontrer durant  un entrainement. Une simple petite irritation sur le visage,  un « pied d’athlète » attrapé à la piscine ou en courant, un « ring worm » ces petit cercle rouge qui se forme sur vos avant bras et s’attrape sur les tatamis ou ring de boxe. Ces deux derniers sont une forme de teigne soit dit en passant, mais il en existe bien d’autres

A savoir que les maladies de la peau font partie des blessures les plus fréquentes en jiu jitsu brésilien. Même si vous vous dites, « non, pas moi, c’est des bêtises tout ça, la teigne ? En France ? N’importe quoi ! ».

Je vous le répète, l’adversaire le plus coriace n’est pas toujours le plus visible et j’en ai fait les frais. Pensez juste à quelques gestes simples. Lavez vous avant l’entrainement si possible, et bien entendu juste après. Evitez d’attendre des heures avant de prendre votre douche. Lavez votre matériel à chaque fois. Aérez votre sac de sport le plus souvent aussi.  Vous seriez surpris à quel point cette routine peut déjà vous aider.

Mais malgré tous ces efforts il y a toujours un risque. Essayer de trouver un moyen de me protéger le mieux possible d’une autre infection est ce qui m'a amené à démarrer la marque Clean Hugs.

Je voulais mettre au point une façon de me protéger mais aussi de protéger tous les pratiquants de jjb afin d’avoir le moins de chance possible de revivre ce que j’ai vécu.

La conclusion de tout ça, est que en t’en que pratiquant de sports de contacts, nous nous devons d’avoir une hygiène irréprochable afin de limiter au maximum le risque de propagation des infections.

Comme ma grand mère me disait tout le temps quand j’étais jeune et égoïste, « Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour les autres ».

Peace !

Jérémie

 Jérémie Benoliel and Olivier Gerard

Jérémie Benoliel and Olivier Gerard

I’m sure you’ve seen all the great quotes on the internet: "Your biggest opponent is yourself", "Fighting someone is difficult but fighting yourself is even harder!”  and this one "Your biggest fear is yourself!".... All of this is supposed to motivate you, push you to train harder but none of that matters unless you are protecting yourself against the opponent you can’t see.This opponent doesn’t warn you that he is going to fight you, and continues to fight you, off the mats, even in your own home. He’s your worst opponent.

A little over a year ago, I contracted an infection on my foot.  For about a week I thought it was just a rash, but it grew and became increasingly painful, to the point I could barely walk. After a trip to the hospital (yes, it was that bad) I finally learned the name of this silent opponent, Staphylococcal. Also known as Staph infection, this sucker took me off the mats for close to five months! Just sit with that for a second… imagine an injury that keeps you from the fight, from the thing that keeps you on track.

Just in case you still don’t understand the effects of an infection like this, I’ll list it out for you:

First of all, it is not a beautiful thing to see! It is an ugly looking embarrassment. You need the full picture? Just try a simple google images search.

Secondly, it is painful, this mother f***** can be really painful. There were days I could barely set my foot on the ground, and I can handle pain. It itched ... an excruciating amount of the time.

Thirdly, the treatment is rigorous and intense. Antibiotics every day for a month. This isn’t the greatest experience for a guy who prefers to take as few pills as possible.

Fourthly, it's contagious, very contagious!! In addition to staying off the mats and keeping it away from my training comrades, the LAST thing I wanted was to pass this on to my wife and children. So at home, I had to pay attention to EVERYTHING. I immediately washed every towel that I used, we changed the sheets every day, and I had to wear flip flops all the time even in the shower.

What it comes down to, is a matter of respect. Taking the risk of catching a skin infection during training is a choice I make, but my family, they don’t ask for anything. Keeping myself clean and guarded against catching and spreading skin disease, is the minimum respect I can show not only to my family but also to every sparring partner that joins me on the mat.

So of course, here I am telling my horrific story of contracting a Staph infection but there are a lot of other small diseases and infections that all athletes have caught or will catch during their life of training. A simple small irritation on the face, "athlete's foot" caught in a pool or running,  "ring worm" those little red circles you catch on mats or in the boxing ring, and many more.

 Even if you say, "No, not me, it's all nonsense, ringworm? in France? whatever!” You know, the toughest opponent is not always the most visible and I can attest, because I faced it. Just think of a few simple gestures: a shower before training, and of course immediately after, avoid waiting for hours before showering, wash your gear every time, air your sports bag and keep it clean. You might be surprised by how much these rhythms help. However, even with all these efforts, the risk is still there. Trying to find a way to protect myself against contracting another skin disease is exactly what brought me to starting the Clean Hugs brand. I wanted to find a way to protect myself from ever having to experience this again.

As my grandmother used to tell me, all the time when I was young and selfish, "If you’re not doing it for yourself, do it for others!"

Peace

Jérémie